La longévité de deux vieux loups gourous

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Dans le monde du sport, vous le savez, quand une équipe ne répond pas aux exigences du club et des supporters, c’est généralement le coach qui en paie les pots cassés. Au fil des années, des saisons, tous sports confondus, la valse des entraîneurs est un refrain bien connu et quand ce dernier parvient à rester en place durant quelques saisons, on se dit souvent qu’il est peut-être temps de changer, un peu comme un couple qui se dit qu’il a fait son temps et qu’il faut passer à autre chose, découvrir quelqu’un d’autre. Et pourtant, l’herbe n’est pas plus verte ailleurs…

En ces temps de crise et de changement, d’autres sont plus tenaces et continue à cultiver cet amour fusionnel avec leur club.

Le premier, c’est Arsène Wenger. Né en 1949 et coach du FC Arsenal, le français est en place depuis 1996. 21 saisons consécutives. Quand on y pense deux minutes, surtout dans le milieu du sport, c’est quelque chose d’exceptionnelle. Surtout quand on sait que Mr Wenger est arrivé de façon inconnue dans son futur club. « Arsène Who » pouvait-on lire dans les tabloïds anglais le lendemain de son arrivée. Pourtant, c’est bien Arsène qui va rendre à Arsenal ses lettres de noblesse. Il va ramener une « French Touch » puisque les Thierry Henry, Robert Pires, Patrick Vieira ou Emmanuelle Petit feront les beaux jours d’Arsenal par la suite.

Un CV de coach qui est des plus impressionnant: 3 titres de champion d’Angleterre (1998, 2002, 2004 – saison historique puisqu’Aresnal ne perdra aucun match – rajoutez à cela une seconde place entre chaque titre), 7 coupes d’Angleterre (1998, 2002, 2003, 2005, 2014, 2015 & 2017).

Malgré le palmarés, le tacticien est connu pour trébucher trop souvent sur la scène européenne. Finaliste de la Ligue des Champions en 2006 et finaliste de la Coupe UEFA en 2000, Arsenal n’a plus jamais eu l’occasion de se rapprocher si près du Graal. Wenger est toujours en place, plus sollicité que jamais par les critiques. Le Professeur reste une légende aux Gunners, lui qui a repéré tant de talents et a guidé des joueurs tels que Bergkamp, Fabregas, Van Persie ou Walcott.

L’avenir nous dira si son nom restera encore associé longtemps aux rouge et blanc. 

Arsène Wenger n’est pas le seul coach avec une telle longévité.


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Surfons sur le grand cru 49. En effet, le second, né également en 1949, c’est Gregg popovich, coach des San Antonio Spurs, en NBA. Devenu coach des Spurs en….1996, il est lui aussi en place depuis 21 saisons. Son palmarès est évidemment parlant : 5 titres de champion en 1999, 2003,2005,2007 et 2014. Cette saison, les Texans vont se qualifier en playoffs pour la 20ème saison consécutive dont 18 avec plus de 50 victoires). Le tacticien américain est un homme strict avec de grandes valeurs et, malgré son côté rigoureux et sérieux, il est souvent vu comme un second père par bon nombre de joueurs. Il a ainsi eu sous ses ordes des stars comme David Robinson, Tim Duncan ou Tony Parker.  


Effectivement, avec le système de draft mis en place par la NBA, les Spurs n’ont droit qu’à un choix mal classé chaque saison, d’où l’importance du recrutement à San Antonio avec des choix toujours très judicieux. Kawhi Leonard en est le meilleur exemple, lui qui a été choisi en 15ème position par Indiana avant d’être échangé aux Spurs. Aujourd’hui, il porte l’équipe et est devenu l’un des meilleurs joueurs de la planète. Le boss des Spurs aime également donner sa chance aux étrangers, Parker, Ginobili, Diaw ou Splitter en sont de parfaits exemples. Coach « Pop » est inusable tout comme son équipe qu’on dit trop vieillissante chaque saison mais qui répond toujours aux attentes en fin de course. Vu sa longévité et son succès, Popovich a probablement encore de belles années sur le siège texan.

 

Deux sports, deux coachs et la même identité : légendaire.

 

 

CEDRIC MONTULET